VERNISSAGE MERCREDI 13 JANVIER A 19h

Chez Ta mère
12 Rue Camille Sauvageau

33800 Bordeaux

 

Le mot de Ta mère

Kami se balade avec son appareil photo, partout, tout le temps: concerts, bars, restaurants. On l’aime pour ses noirs et blancs, ses gueules cassées, ces clichés de foules hurlantes, de caves dansantes.

Il était évident pour nous que ses photos s’étalent sur nos murs, bienvenu Chez Ta Mère, Kami!

Le mot de Kami :

Alors, par où commencer ?… Quand Élise m’a proposé d’exposer, « Chez ta mère » j’ai dit oui, sans hésiter. En effet, j’adore ce lieu, les gens qui y bossent, et cerise sur le gâteau, la série que j’avais en tête d’exposer colle parfaitement à l’endroit.
C’est aussi la première fois que cette exposition sera présentée dans le quartier Saint-Michel. Ce qui n’est pas rien, d’abord car j’ai beaucoup d’attachement pour ce quartier, et bon nombre de personnes présentes sur ces photographies, y vivent ou y travaillent.

Présentation:

« J’étais tranquille, j’étais peinard »

 » Le nom de cette série m’est venu naturellement, pour plusieurs raisons. J’ai grandi avec des gens fans de Renaud dans mon entourage. De cette époque j’ai des souvenirs qui resurgissent, des souvenirs d’enfance où un vieil « oncle » m’emmenait parfois à ce qu’on appelait « Les Boules », nom du club de pétanque des cheminots d’Athis-Mons, petite ville située dans le bassin d’Orly, le long de la voie ferrée.
Il y a en ce lieu cette odeur d’anisé et de cigarette, des hommes déjà d’un certain âge et un peu les vestiges d’une autre époque. Nous sommes au milieu des années 80, moustaches et barbes sont de rigueur, à l’époque on ne parle pas de look « hipster » ou de « normcore » ou que sais-je encore.
Je ne pensais pas retrouver cet univers-là un jour, car à vrai dire rien ne m’y destinait.
J’ai vite quitté la région parisienne pour d’autres horizons, précisément le Sud Ouest et ses plages océaniques. Après divers emplois, j’ai été mon artisan/commerçant pendant une dizaine d’années.
La liquidation précipitée de mon entreprise m’a obligé à vite trouver un emploi, et c’est ainsi que ma vie professionnelle a pris un nouveau tournant en officiant en tant que serveur/barman.
La vie dans les bistrots est quelque chose de très éprouvant, fatiguant, éreintant, les adjectifs ne manquent pas mais cette vie est aussi très riche en rencontres.
Les histoires de comptoirs ne manquent pas, les anecdotes souriantes de clients également mais les histoires tristes aussi.
C’est le quotidien du barman, au-delà du service. Il n’est pas rare que les serveurs soient des oreilles attentives pour ceux qui viennent parfois chercher un peu de vie, dans ces lieux de rencontres que sont les bistrots et autres brasseries. À coup sûr, les psys les moins chers sont ceux que l’on trouve derrière un bar, un torchon sur l’épaule.
Cette exposition regroupe des photographies que j’ai pu faire dans les différents bars où j’ai officié, ou que j’ai régulièrement fréquentés, même si tous n’y sont pas représentés.
Ce sont des portraits souvent pris le sur le vif, de personnes que j’ai connues et pour certaines que je côtoie encore.
J’étais tranquille, j’étais peinard, est donc une série qui me tient vraiment à cœur, pour plusieurs raisons. C’est une partie de ma vie que je ne pourrai jamais oublier, tant elle a été marquante, professionnellement mais aussi et surtout pour toutes les personnes différentes que j’ai pu rencontrer.

Kami «